[4] automne 2012
Je suis féministe, qu’on me soigne!
[4] pages 4-9

Sur un écran, le jugement en direct des Pussy Riot, sur l’autre les premiers éléments de ce texte. Comment ne pas suivre ce procès moscovite quand on a décidé qu’un sujet sur les femmes, sur le féminisme, s’imposait dans ce numéro de La Couleur des jours?
Élisabeth Chardon, Jean Damien Fleury
Récits des derniers jours
[4] pages 11-13

Les Récits des derniers jours, ce sont trois courts romans – Conte militaire (1994), L’Affaire Matiouchine (1997), Le Banquet du neuvième jour (2002) –, jusqu’alors inédits en français, qui nous plongent au cœur de l’armée russe, aux confins d’un empire dévasté.
> Récits des derniers jours (Éditions Noir sur Blanc)
Oleg Pavlov
Habiter les aéroports
[4] pages 14-17

Structure déterminée par le mouvement des avions qui le relient à la globalité du monde, l’aéroport croise différentes formes de mobilités, physiques ou virtuelles. Dans une juxtaposition de liberté et de surveillance, il cristallise les sentiments les plus contradictoires. Deux points de vue entre réflexion et expérimentation.
> Habiter les aéroports (Éditions MétisPresses)
Jean-Louis Boissier, Stéphane Degoutin, Gwenola Wagon
Paysages hollandais
[4] pages 18-21

Ce sont des illustrations de Google Earth que Mishka Henner utilise pour son travail Dutch Landscapes. Des images satellitaires censurées de sites stratégiques donnent lieu à une esthétique nouvelle et intrigante.
Mishka Henner
Les Noces de la scène et du cinéma
[4] pages 23-27

À la fois opéra, spectacle de théâtre, pièce musicale, poème lyrique, l’œuvre conjointe d’Igor Stravinsky et de Charles Ferdinand Ramuz devient aujourd’hui un film, à l’initiative d’un cinéaste français qui n’aime rien tant que la traversée des frontières, la collision des genres et le mélange des étiquettes, Philippe Béziat.
Mirella Giardelli, Doris Jakubec, Frédéric Maire
Couleurs en vagues et orgues de mer. L’été à perpétuité
[4] pages 28-29

«L’été qui s’enfuit est un ami qui part», écrit Victor Hugo. Mais cette année je ne crains pas l’automne. Je nage dans les irisés. Et file écouter l’Adriatique.
Sonia Zoran
Images réenchantées
[4] pages 30-31

Luciano Rigolini est un photographe en activité depuis les années 90, il expose, il publie des livres, il vend des tirages numérotés, et il ne prend plus lui-même de photographies depuis dix bonnes années. Entendons qu’il n’use d’aucun appareil de prise de vue d’aucune sorte pour réaliser des images.
Jean Perret
Voyage avec mon âne
[4] pages 35-37

Marie, 16 ans, habite Berne. Nous l’avions quittée à Noël en pleine crise de consumérite. La voilà bien loin de son univers habituel. Toute ressemblance avec des situations et des personnages existants resterait pure ­coïncidence.
Valérie Lobsiger, Pierre Wazem
Les gommes
[4] pages 38-39

Ainsi mon père se séparait-il ostensiblement de pans entiers de ses diverses collections. Dire qu’il thésaurisait l’ensemble du possible serait peu. Il récupérait ou achetait tout, se lançant chaque jour dans une nouvelle compilation d’objets souvent incongrus, souvent banals aussi, sinon franchement inutiles. Ce n’était cependant pas seulement la spécificité de l’objet qui l’intéressait je crois, mais surtout une espèce de boulimie qui le poussait à posséder, classer, annoter, ranger tout le fatras de choses ou de papiers qu’il pouvait acquérir en d’infinis florilèges. (…)
Philippe Constantin
Buenos Aires, Argentine, et on ne parle pas un mot d’espagnol
[4] pages 40-43

Comme une renaissance expédiée en quelques heures d’avion. Neuf heures qu’on la fuit. La rotation de la terre et nos mille kilomètres heure l’auront retardée, mais elle finit bien par surgir, l’aube. Pâle et infinie, elle découvre l’océan qu’on n’arrête pas de traverser depuis Madrid. L’œil asséché par la climatisation, on constate qu’il n’y a rien à voir, sinon une sublime forme de vide. (…)
Bastien Hippocrate, Sébastien Meier
 
Chronique
Jean-Louis Boissier, Mathieu Menghini, Jérôme Stettler
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